Lutte – Lac 2 : «Je n’ai jamais renoncé au combat pour le départ du Cng»

Dakarmidi – Lac de Guiers 2 se dit plus que jamais engagé aujourd’hui dans le combat pour le départ du Cng de lutte. Une position exprimée pour répondre aux critiques des membres du Collectif des lutteurs lui reprochant son manque d’implication depuis que sa sanction a été levée par l’instance dirigeante

Lors de la dernière réunion du Collectif des lutteurs, jeudi dernier à Yoff, Lac 2 a brillé par son absence. Ce qui n’a pas plu aux membres dudit Collectif qui lui reprochent son manque d’implication dans la lutte pour le départ du Cng depuis que sa sanction a été levée.
Joint hier par téléphone, le lutteur du Walo a réagi pour remettre les choses à l’endroit. «Je n’ai jamais renoncé au combat pour le départ du Cng», a-t-il confié d’emblée, tout en se disant «solidaire» des membres de l’Asso­ciation des lutteurs en activité qui exigent le départ de l’instance en charge de la lutte après 24 ans de gouvernance. «Je ne peux pas être du côté du Cng. Je ne peux que m’afficher du côté de l’Association des lutteurs en activité. Je suis en phase avec ce que ses membres réclament qui est de faire partir le Cng», soutient mordicus Lac 2.
Par rapport aux complaintes des membres du Collectif, Lac 2 marque sa surprise. «J’étais été surpris de recevoir ces critiques. On dit que je ne suis plus impliqué depuis ma levée de sanction. Je leur garantis que rien ne pourra me pousser à faire du rétropédalage. Je suis à 100% engagé dans le combat», rassure-t-il.
Quid de son absence lors de la dernière réunion du Collectif ? «Je devais prendre part à la rencontre mais je n’ai pu le faire à cause d’un contretemps», argumente le lutteur qui renseigne de sa présence à la rencontre de cet après-midi avec «Y en a marre» même s’il dit n’avoir pas été informé au préalable.

«L’heure de la retraite a sonné pour le Cng»

Pour Lac 2 «l’heure de la retraite a sonné pour le Cng». «Depuis quand sont-ils là ? Ça fait 24 ans qu’ils président aux destinées de la lutte. Il faut que le Cng prenne sa retraite. Il faut du sang neuf pour gérer notre discipline qui nous ait cher. A 45 ans, le Cng nous oblige à prendre notre retraite. Donc que le Cng fasse comme les lutteurs», argumente le lutteur de Guédia­waye.
Revenant sur son combat avorté avec Boy Niang 2, Lac 2 dit avoir décliné l’offre de croiser le lutteur de Pikine pour n’être pas tombé d’accord avec le promoteur qui n’était pas prêt à lui payer «un bon cachet». «Je ne veux plus lutter avec Boy Niang 2 à cause de la modique somme qu’on m’a proposée. On spécule que j’ai refusé 55 millions. Je ne dirais pas le montant, mais je vous garantis que même pour 70 millions, je ne suis pas prêt à m’expliquer avec Boy Niang 2. Si on veut que je donne mon accord pour ce combat, qu’on me paie un bon cachet. Je fais partie de l’un des rares ténors qui ont voulu donner une chance à Boy Niang 2. Rien que pour cela, je mérite qu’on me paie un bon cachet», a souligné le tombeur de Papa Sow.

«Il n’y a pas meilleure affiche que mon combat contre
Gris Bordeaux»

S’il révèle qu’un promoteur s’active pour un combat contre un autre adversaire dont il n’a pas souhaité décliner l’identité, Lac 2 en pince pour un duel avec Gris Bordeaux qu’il n’a eu cesse de défier à chaque occasion. «Il n’y a pas meilleure affiche que mon combat contre Gris Bordeaux. Ce duel s’impose à mes yeux. Notre combat est une occasion de découvrir quelque chose de nouveau dans la mesure où nous ne nous sommes jamais croisés. J’appelle les promoteurs à tout faire pour l’organiser», plaide le poulain de Mouhamed Aly. «J’ai battu trois lutteurs de Fass. Je veux que Gris Bordeaux soit le 4e à mon tableau de chasse. Je juge normal qu’il me croise parce que Gris Bordeaux a lutté avec des ténors comme Modou Lô, Balla Gaye 2, Eumeu Sène, Bombardier. Notre combat est légitime par le fait que nous sortons de combats perdus sur décisions arbitrales», souligne celui qui est le dernier à avoir perdu face à Modou Lô lors du remake organisé la saison dernière par Pape Abdou Fall. Selon le quotidien

La redaction