L’ÉVOLUTION DU COVID-19 ET LA GESTION DE L’AIDE D’URGENCE À LA UNE

Les quotidiens reçus jeudi à l’APS s’intéressent toujours à l’évolution de la courbe des contaminations au Covid-19 et à la gestion de l’aide d’urgence destinée aux familles vulnérables.
En attendant la publication des nouveaux chiffres du ministère de la Santé, prévus à 10h, le Sénégal compte à ce jour, 299 cas dont 183 guéris. Deux patients sont décédés et un autre évacué en France. Au total, 113 patients sont sous traitement dans les établissements de santé.
Source A relève qu’avec 15 nouveaux patients rapportés mercredi, le Sénégal ‘’survole’’ la barre des 300 cas. Selon le journal, 5 régions, sur les 14 que compte le pays, sont épargnées jusqu’ici : Kaolack, Sédhiou, Kaffrine, Matam, Kédougou.
Enquête note que ‘’la gestion de la Covid-19 soulève d’autres questions’’.
’‘L’une d’elles est évidemment la transparence dans la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie’’, selon le journal qui rappelle que ‘’tout part de l’attribution +frauduleuse+ de deux marchés pour l’achat de riz d’un montant de 17 milliards de francs CFA à l’homme d’affaires Rayan Hachem. Une personne qui serait proche de la famille présidentielle et propriétaire des entreprises Avanti-Suarl et Afri and Co’’.
’’La distribution du riz au Sénégal, dans le cadre de l’aide apportée aux ménages vulnérables pour faire face aux aléas causés par le Covid 19, est en train de virer au scandale. Et au cœur de cette polémique : le ministre du Développement communautaire et de l’Equité sociale, Mansour Faye’’, souligne L’AS.
‘’Critiqué à tort ou à raison, le beau-frère du chef de l’Etat a un défi de taille à relever dans la gestion de cette crise de la pandémie pour ne pas entacher le travail abattu par le gouvernement’’, ajoute le journal qui affiche à la Une : ‘’gestion de la distribution des vivres aux impactés du Covid-19, Mansour Faye, un cas suspect’’.
Concernant l’attribution des marchés relatifs à l’acquisition et au transport de l’aide d’urgence destinée aux familles vulnérables, Mansour Faye, le ministre du Développement communautaire a assuré que ‘’les frais de transport vont coûter au plus 1, 5 milliards de francs Cfa’’.
De son côté, le député Demba Diop Sy dont l’entreprise a gagné une partie du marché répond : ‘’ (…) ça tourne autour de 1, 5 à 2 milliards de francs Cfa. Ce montant est destiné à convoyer l’aide à un million de familles. (…) le transport réel pour convoyer l’aide alimentaire est de 2000 francs Cfa par famille’’.
L’homme d’affaires Rayan Hachem dont les sociétés ont gagné ce marché du riz a déclaré qu’il n’a ‘’rien à cacher’’. ‘’Ma société Avanti suarl importe du riz depuis maintenant 4 ans, je fais partie des majors. Le prix de la tonne dans l’appel d’offres est inférieur au prix sur le marché, donc c’est par patriotisme que j’ai soumissionné. Je ne sais pas quand est ce qu’on me paiera mon argent, j’ai pris un risque’’, s’est-il expliqué.
Selon Le Témoin, ‘’la société civile met en garde Macky Sall’. ‘’Elle exige la mise en place rapide et consensuelle du comité de pilotage du fond Force Covid-19’’.
Evoquant le ’’manque de transparence’’ dans le marché du riz et du convoyage des denrées, La Tribune titre : « Mansour Faye gêne Macky Sall’’. Selon le journal. ‘’Des organisations de la société civile insistent sur la nécessité de mettre en place et de manière urgente un comité de pilotage chargé de la supervision du Fonds Force Covid-19’’.
Enquête s’intéresse à la situation des artistes dans ce contexte de pandémie et s’exclame ‘’tout va mal !’’.
’’Les mille et un problèmes des artistes Touchés de plein fouet par le nouveau coronavirus qui a tout chamboulé, les acteurs du monde du spectacle comptent sur le fonds Force Covid-19 pour atténuer l’impact de cette épidémie. Mais le recensement pose un véritable problème. En attendant, si certains sont complètement terrassés par la crise, d’autres trouvent des astuces pour joindre les deux bouts ou pour surmonter le stress’’, écrit le journal.