LA SUSPENSION DU « DOING BUSINESS’’ ET D’AUTRES SUJETS DOMESTIQUES À LA UNE

De l’annonce de la suspension du « Doing Business » de la Banque mondiale aux résultats du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cédéao sur la crise malienne, divers sujets d’actualité sont au menu des quotidiens parvenus samedi à l’APS.
« Pas de rapport Doing Business cette année », annonce par exemple Walfquotidien, parlant d’un « coup de tonnerre dans le monde de la haute finance » avec cette nouvelle.
« Dans un communiqué publié jeudi sur son site, la Banque mondiale justifie ce rendez-vous raté par l’existence d’irrégularités dans la collecte des données pour son classement Doing Business qui fait autorité depuis 17 ans dans l’évaluation du climat des affaires dans près de 200 pays dans le monde », rapporte le journal.
« Le Doing Business s’écroule », affiche pour sa part L’As. « Outil précieux pendant 17 ans pour les pays soucieux de mesurer le coût de leur activité économique, le rapport Doing Business va être interrompu (…), le temps de corriger et d’évaluer les modifications apportées aux données des rapports Doing Business 2018 et Doing Business 2020 », précise le journal.
« Entamé depuis le mois de janvier dernier, le dialogue politique semble être au point mort. Sur les questions essentielles comme celles portant sur le cumul du statut de chef de l’Etat et chef de parti, le département chargé d’organiser les élections, les différentes parties (opposition, pouvoir et non-alignés) n’ont pas encore accordé leurs violons », écrit Walfquotidien.
Selon L’As, l’opposition « se donne un temps de réflexion jusqu’à mardi », avant de décliner sa position sur les points de désaccords constatés, dont le cumul des fonctions de chef de parti et président de la République, ou « le choix d’une personnalité indépendante pour organiser les élections (…) ».
Cela dit, les sujets relatifs au COVID-19 gardent toujours toute leur place dans la presse quotidienne, à l’image du journal Le Quotidien faisant état de « suspicions autour d’un bateau étranger », après la détection de 5 nouvelles contaminations au sein de la société Dakarnave.
« Du côté de la direction, c’est le silence alors que le nombre de cas suspects s’allonge. Le personnel de la société de réparations navales surfe dans une marée d’inquiétude », écrit Le Quotidien.
Sud Quotidien s’intéresse pour sa part aux effets de la COVID-19 et affirme que 90% des petites et moyennes entreprises sénégalaises « pâtissent » de la crise sanitaire provoquée par cette pandémie.
« Dans une enquête provisoire réalisée par l’ADEPME en mai dernier, 44% ont suspendu leurs activités, 40% mises aux normes sanitaires et 37% ont réduit leurs effectifs », écrit le journal.
Il ajoute que de ces statistiques, il ressort que « 73% avouent avoir peu ou pas connu les mesures de soutien » de l’Etat, de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et des banques commerciales dans le cadre de la riposte contre la COVID-19.
L’impact négatif de la COVID-19 se mesure aussi aux mauvais rapports parents-enfants, signale L’Observateur, la pandémie ayant « enfermé les enfants dans les maisons où ils passent plus de temps avec leurs parents ».
« Des moments souvent marqués par de fortes tensions allant jusqu’aux châtiments corporels. Et même pire, en atteste l’affaire du colonel des douanes qui aurait corrigé à mort sa fille de 6 ans », indique L’Observateur.
Tribune, parlant de la gestion des inondations, s’interroge : « Où sont passés les 750 milliards du PDLI ? », le Programme décennal de lutte contre les inondations (2012-2022).
Si « la mobilisation ne faiblit pas » du côté des autorités administratives et locales des zones touchées, en revanche « on ne sent pas l’impact du PDLI dans des zones comme la banlieue de Dakar, à Kaolack, au Djolof ou encore au Fouta, où les populations pataugent dans l’eau », souligne Tribune.
Enquête révèle le plan de sortie de crise à la police nationale, qui fait face à une contestation des mesures d’avancement prises par la hiérarchie. Le journal annonce que des experts ont été désignés pour étudier la question et indique que les agents des 33e, 34e, 35e et 36e promos devraient passer brigadiers avec deux échelons.
Le Soleil, revenant sur le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO sur la crise malienne, fait savoir que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest « exige une transition civile immédiate ».
Les chefs d’Etat des pays membres de la Cédéao insistent « sur le retour des civils au pouvoir pour la transition », dont ils fixent la durée à un an, contre les 3 ans un moment envisagés pour la junte militaire ayant mis fin au régime du président Ibrahim Boubacar Keïta.