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LA PRESSE COMMENTE LA MISE EN GARDE DE MACKY SALL SUR LE BRADAGE DES TERRES

Dakar MidiBy Dakar Midi23 octobre 2020Aucun commentaire5 Mins Read
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Les quotidiens ont largement commenté, pour leur édition de vendredi, les propos du président de la République, qui a dénoncé le bradage des terres appartenant à l’Etat par certains maires.
‘’On vous les a confiées parce que vous êtes des maires’’, a déclaré Macky Sall en parlant des terres, en présence de plusieurs maires, lors de la première édition de la Journée nationale de la décentralisation, jeudi, à Diamniadio (ouest).
Lors de cette rencontre, le chef de l’Etat a également invité les maires à ne pas ‘’prendre les terres de [leur] commune’’ pour ‘’les distribuer au premier venu’’. Macky Sall a dit considérer que la terre est ‘’le plus gros risque de conflit’’ au Sénégal.
Ses propos ont été largement relayés par les quotidiens. ‘’Gestion du foncier : Macky [Sall] sermonne les maires’’, écrit WalfQuotidien.
‘’Le président Macky Sall n’y est pas allé par quatre chemins (…) pour dire ses vérités aux acteurs fonciers. Hier, il les a mis en garde contre les pratiques (…) qui ne reposent sur aucune base légale’’, écrit le même journal.
Si le chef de l’Etat a tenu à dénoncer le bradage des terres par certains maires, c’est parce qu’il reçoit 20 à 50 dossiers portant sur des litiges fonciers, ajoute WalfQuotidien.
‘’Macky Sall tance les maires, Aliou Sall défend ses pairs’’, lit-on dans L’Observateur. ‘’Le président de l’Association des maires du Sénégal (…) n’a pas hésité à prendre la défense de ses pairs, à qui le chef de l’Etat reproche la mauvaise gestion du foncier’’, rapporte le même journal.
Le Quotidien s’est surtout intéressé aux ‘’divergences’’ entre Macky Sall et Aliou Sall, maire de Guédiawaye et frère du président de la République. ‘’Cette stigmatisation des maires n’est pas productive. Nous savons tous qu’il n’est pas possible pour un maire de vendre des terres sans l’autorisation de l’administration territoriale ou centrale ; ce n’est pas possible. Quand il y a une délibération, celle-ci est approuvée par le préfet ou le sous-préfet’’, rapporte Le Quotidien, citant Aliou Sall, qui prenait part à la réunion sur la décentralisation.
‘’Des délibérations synonymes (…) d’aberration. Les milliers d’hectares à Fanaye, Gnith, Dodel, Mbane, Ndingler et ailleurs ont failli allumer le feu dans ces communes’’, écrit Le Quotidien, rappelant ainsi de célèbres litiges liés à la terre.
‘’Macky [Sall] sermonne les maires, Aliou Sall incrimine les agents de l’Etat’’, affirme L’As.
‘’Les maires ne sont pas exempts de tout reproche dans la gestion du foncier local. Et le président de la République n’y est pas allé par quatre chemins pour les exhorter à une introspection. Mais tous les abus [venant des] élus sont légitimés par les services de l’Etat. Raison pour laquelle le président de l’AMS (Association des maires du Sénégal), Aliou Sall, a demandé au chef de l’Etat d’interpeller l’administration (…) pour résoudre ces [problèmes]’’, écrit L’As.
Source A semble minimiser la dénonciation faite par le chef de l’Etat. ‘’Les mots, à eux seuls, ne peuvent pas changer le monde. Il faut (…) poser des actes forts’’, soutient le même journal, invitant Macky Sall à remettre ‘’les brebis égarées (les maires qui bradent les terres) sur le droit chemin’’.
‘’C’est eux dans eux’’, ajoute le même journal, laissant entendre que les élus qui pillent les terres appartenant à l’Etat sont pour la plupart des militants de partis politiques de la majorité présidentielle. ‘’De Kaolack à Louga en passant par Keur Samba Kane, Thiamène-Pass, Guédiawaye, Pikine… tous les maires de ces localités appartiennent à la majorité présidentielle’’, soutient Source A.
‘’Macky et Aliou Sall se rejettent la faute’’, titre EnQuête, faisant dire au président de l’AMS que seul ‘’l’Etat a le vrai pouvoir en matière d’attribution des terres’’.
Le Soleil estime que ‘’les élus [ont été] mis devant leurs responsabilités’’ par le président de la République. ‘’L’AMS ne soutiendra pas les maires auteurs d’actes illégaux’’, précise le même journal, citant Aliou Sall.
Il n’était pas question seulement des terres lors de la Journée nationale de la décentralisation, selon Le Témoin Quotidien. ‘’Macky [Sall] réaffirme l’autorité de l’Etat’’, écrit-il, reprenant ces propos du chef de l’Etat : ‘’Donner plus de moyens [aux collectivités territoriales], oui, donner plus de prérogatives, oui, mais maintenir l’autorité de l’Etat n’est pas négociable.’’
‘’Que les maires rebelles contre le pouvoir en place se le tiennent pour dit. Le régime de Macky Sall ne transige pas sur certaines de ses prérogatives…’’ commente Sud Quotidien.
Selon Vox Populi, M. Sall s’est réjoui d’avoir fortement augmenté le budget de l’Etat. ‘’Ce Sénégal n’a rien à voir avec ce qu’il y avait il y a dix ou quinze ans. (…) En 2000, notre budget national était de 596 milliards de francs CFA. En 2012, c’était autour de 1.900 ou 2.000 milliards. Aujourd’hui, il est à 4.500 milliards. Dans quatre ou cinq ans, nous serons à 5.000 milliards’’, a dit Macky Sall, selon Vox Populi.
Le journal affirme que la Journée de la décentralisation ‘’a servi de tribune au président de la République pour égratigner ses prédécesseurs à la tête du pays’’, leur reprochant de n’avoir ‘’pas eu le nez assez creux pour doter le Sénégal d’un budget à la hauteur des ambitions de développement du pays’’.
‘’Le pays de [Léopold Sédar] Senghor n’est plus le même. Après Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, la deuxième alternance charrie des montants faramineux’’, commente Kritik’, soulignant que ‘’les montants hallucinants’’ dont parle Macky Sall ‘’tardent à avoir un effet sur les populations éprouvées par les difficultés…’’
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Il a su lier la rigueur de la loi religieuse visible (la charia, la Sunna) aux profondeurs de la mystique soufie. Ce qui avait étonné le colon chez Maodo, c’était cette forme d’éducation mystique religieuse qu’il avait fait essaimer dans les quatre coins du pays. Alors qu’au même moment, les peuples de l’Occident étaient agités, l’église érigée en contrepouvoir, fragilisée. La France n’a pas succombé à cela, naturellement, mais elle a cédé beaucoup plus de droits à ses citoyens au-delà des exigences de la 3e République, loin de la survivance des lois monarchiques. Maodo Malick a créé un espace religieux qui a permis de regrouper tous les hommes qui étaient à la recherche d’énergie en Dieu le Glorifié. Il était un miroir par lequel le visage de Cheikhou Tijan (ra) s’affichait clairement. Dans sa démarche ésotérique (les profondeurs de la mystique soufie – Tassawouf), d’où sa puissance de mystique avérée, étoffée par une science exotérique, il avait fait de ses enseignements des levains immuables pour accéder au Divin, l’Ineffable. Le soufisme prôné par Maodo s’est incarné dans le corps culturel de notre pays, une évidence supralogique au-delà du corps transparent de l’homme et à l’hypertrophie du droit colonial évincé par la quête de Dieu sur nos terres. Il s’était installé à Tivaouane jadis envahie par les vices et les laudateurs païens. Mais par sa haute stratégie, il réussit à transporter tout ce monde dans un voyage vers Dieu à travers les symboles de la philosophie de Cheikh Tidjan. Et cela rappelle le Hijaz du 7e siècle, le Prophète Muhammad (psl) avait un devoir de réorganiser les consciences et de transposer chez chaque être Dieu avec un entendement progressif du Livre Saint. Il a réussi à calibrer les hommes, de sorte qu’ils n’oublient point les faits inhérents à leur foi, à leur amour, à leur tolérance et à être les disciples d’un homme autre que lui, dont lui-même est tombé amoureux, Aboul Abass (ra). Il avait d’ailleurs fini par avoir accès à son intimité mystique. Il a restauré le pacte initial du Prophète sur cette terre devenue sainte (Tivaouane) grâce à lui, se présentant comme la synthèse de deux hommes, avec l’intériorisation d’un message sous sa forme la plus pure loin de toute distanciation à opérer, et uniquement à se focaliser sur le message de Cheikh Tidjan Cherif (ra) qui parle de métaphysique (Dieu en tout) et de cosmophysique (la nature en son Prophète). Maodo a su apprendre à ses disciples avec élégance comment percer les voiles de la science extérieure de l’unicité de Dieu et comment pénétrer l’état intérieur de cette unicité en passant par les canaux de la Tarikha Tijan. 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