DIVERS SUJETS AU MENU DONT LE GAMOU

 Plusieurs quotidiens parvenus vendredi à l’APS sont déjà plongés dans l’air du gamou devant être célébré dans la nuit de samedi à dimanche, un sujet qui n’élude pourtant pas d’autres thématiques de l’actualité liées notamment à la politique.

L’Observateur, dans un « cahier spécial » consacré au gamou, une manifestation annuelle commémorant l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (PSL), revient sur les « figures secrètes de la tidjaniya » sénégalaise.

Le journal contre ainsi l’histoire de « l’homme qui a dirigé la prière mortuaire de Maodo », El Hadj Malick Sy en l’occurence, un des propagateurs de la tidjaniya au Sénégal qui a initié l’organisation du gamou à Tivaouane.
Il fait aussi des « révélations sur le +Siroul Akbar+, le grand mystère de la Fayda de Baye Niass », évoque « Ngouda Mboup et les corvées d’eau mystiques pour El Hadj Malick ( Sy)’’.
Le Témoin quotidien profite de cet évènement pour amener ses lecteurs à la découverte de Tivaouane, Thiénaba, Ndiassane, Pire, Keur Mame El Hadj, « foyers ardents de la tidianya sénégalaise ».
« Des centaines de milliers de fidèles convergent depuis quelques jours vers les villes saintes de Tivaouane, Ndiassane, Thénaba, Keur Mame El Hadj Ndiéguène, entre autres foyers religieux, pour participer au Maouloud célébrant l’anniversaire de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL) », écrit le journal.
« Déjà, ajoute-t-il, comme lors des éditions précédentes, prières et louanges dédiées au Sceaux des Prophètes (PSL) rythment la vie dans ces sanctuaires de l’islam qui commencent à connaître de fortes affluences de fidèles venus des quatre coins de la sous-région et d’ailleurs pour la célébration du gamou prévu ce samedi 9 novembre ».
Tivaouane, par exemple, refuse déjà du monde, avec la fin du « Bourd » hier jeudi, rapporte Sud Quotidien. Il signale que la police a déjà mobilisé 2096 éléments et souligne que 75 personnes ont été déjà arrêtées.
Walfquotidien note que les disciples tidjanes venus de pays étrangers vont « à l’assaut » de Médina Baye, la cité religieuse de Kaolack, ville du centre du Sénégal. « Nigérians, Nigériens ou encore Mauritaniens se bousculent à Médina Baye », écrit le journal.
La politique fait pourtant la Une du même journal, qui revient sur le report des élections locales initialement prévues le premier décembre prochain. « Quand l’opposition fait le jeu de Macky (Sall) », affiche Walfquotidien.
« En validant les reports successifs des élections locales, l’opposition fait, inconsciemment ou pas, l’affaire du président Macky Sall. Ce dernier va en effet profiter de ces reports pour finir ses chantiers et mieux armer ses élus locaux », écrit le journal.
Enquête constate la montée en puissance de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, qui a quitté la tête du gouvernement pour devenir envoyée spéciale du chef de l’Etat avant d’être promue récemment à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Depuis, elle « mène tambour battant sa révolution économique, sociale et environnementale à la tête du CESE », une « hyperactivité (qui) fait l’objet d’une surveillance accrue dans son camp », si l’on en croit Enquête.
« Bien qu’éludé par le parti au pouvoir, ajoute Enquête, le débat sur la succession du président de la République Macky Sall reste au cœur du débat public. Agissant plus qu’elle ne parle, Aminata Touré émerge de plus en plus dans le pool des potentiels prétendants ».
Dans le même temps, dans le but de « vendre ses réalisations », le président Sall « exige un monitoring mensuel aux DG et ministres », affirme L’As, Le Quotidien rapporte, sur un autre sujet politique véritable devenu serpent de mer, que le comité des droits de l’homme des Nations unies « ne lâche pas le Sénégal » aux sujet de Karim Wade et Khalifa Sall.
Le journal se fait ainsi l’écho des « observations finales » du 9e rapport période de cette entité des Nations unies sur le Sénégal, « (…) une kyrielle de reproches plutôt que de simples constations ».
« Le comité des droits de l’Homme des Nations unies est +préoccupé+ par le fait que la décision du Conseil constitutionnel intervenue le 20 janvier 2019, +n’ait pas tenu compte des constatations et a invalidé la candidature+ de Karim Wade » à la présidentielle de février dernier, « au motif qu’il avait été condamné », écrit Le Quotidien.
« De même (…) l’organe s’étonne que Karim et Khalifa Sall ne puissent pas, en pratique, +exercer leur droit de vote, ni être éligibles », leur déchéance de leurs droits civiques n’ayant « +pas une limite temporelle+ », indique ce journal.
Karim Wade et Khalifa Sall ont été condamnées à des peines de prison respectivement pour notamment enrichissement illicite et escroquerie sur deniers publics, dans deux affaires séparées. Ils ont toujours dénoncé ces affaires comme une cabale visant à contrecarrer leurs ambitions politiques et n’ont pu par exemple participer à la dernière présidentielle en raison de l’invalidation de leurs candidatures.
L’Observateur, également, revient sur les observations du comité des droits de l’Homme des Nations unies, qui « ne lâche toujours pas l’Etat du Sénégal ». « L’invalidation des candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall hante toujours le régime de Macky Sall », souligne le journal via sa manchette.
Dans son rapport portant sur ses observations finales concernant le 5e rapport périodique sur le Sénégal, « il s’est encore attaqué aux autorités étatiques. A la délégation sénégalaise à Genève, le comité a exprimé toute sa désolation relativement à l’invalidation de la candidature de Karim Wade et de Khalifa Sall, à la dernière présidentielle ».
Concernant la Journée des forces armées, commémorée mercredi, Le Soleil retient surtout la construction des armées à la construction nationale, un point mis en exergue par le président Macky Sall lui-même, dont les propos font la Une du journal.

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