C’est avec une grande désolation que j’ai lu le texte de El Amine Serani, qui s’attaque à l’État du Sénégal suite à son communiqué du 18 Mars 2026.
En ce jour de l’Aïd el-Fitr, qui consacre la fin du mois béni de Ramadan, mois de solidarité, de partage, de pardon et de miséricorde, il m’est très difficile de verser dans l’invective.
Toutefois, j’ai senti le devoir de défendre mon pays, comme l’ont fait vaillamment les Lions du Sénégal le soir du 18 janvier 2026, pour remporter la Coupe d’Afrique des Nations au terme d’un match sensationnel, où l’ascenseur émotionnel aura tenu en haleine tout un continent et où la justice divine a tranché.
S’attaquer au gouvernement du Sénégal parce que la fédération sénégalaise de football a décidé de faire un recours devant le Tribunal Arbitral du Sport est à la fois ridicule et enfantin.
Aujourd’hui, le Tribunal Arbitral du Sport est une juridiction compétente pour trancher ce type de litiges, d’autant plus que la neutralité et l’impartialité de la CAF ont été mises à rude épreuve tout au long de la compétition, et particulièrement lors de la finale.
L’équipe marocaine n’a jamais demandé à l’arbitre d’arrêter le match ni de déclarer le Sénégal forfait. Sûrement elle pensait que ce penalty, gracieusement offert par l’arbitre lors des dernières minutes du match serait transformé.
Malheureusement, Brahim Díaz, inspiré par on ne sait quel destin, a tenté une “panenka”, brillamment arrêtée par Édouard Mendy.
Quant aux supporters emprisonnés, le peuple sénégalais leur marque un soutien total et indéfectible, car il s’agit davantage d’une prise d’otage que d’une simple procédure judiciaire.
Les incidents dans les stades sont certes fréquents, mais ils sont généralement encadrés sans jamais atteindre ce niveau, notamment avec l’appel du parquet marocain à durcir les peines.
Il faut également souligner que, la remise du trophée au Sénégal ne s’est pas faite dans un esprit de fair play.
Aujourd’hui, cette affaire purement sportive ne doit pas détériorer les relations séculaires entre les deux pays, notamment dans les domaines religieux, économique, diplomatique, et universitaire.
J’ose espérer que la sentence du tribunal arbitral confirmera la victoire du Sénégal et mettra fin à cette regrettable affaire qui aurait dû rester dans le cadre strictement sportif.
Pour terminer, je vous rappelle que:
Nous avons gagné sur le terrain le soir du 18 janvier.
Nous gagnerons devant le Tribunal arbitral du sport
Nous avons gagné devant l’histoire, devant l’humanité tout entière.
Cheikh Hamidou KANE
Président Mouvement Sicap Renaissance
