Wadiall 18 Safar : Serigne Sidy Al Moukhtar Mbacké, portrait d’un guide spirituel hors pair

Dakarmidi-  L’homme est l’incarnation de l’islam revivifié par Serigne Touba, un rassembleur, homme Dieu d’une grande piété qui a toujours appelé à l’unité des musulmans, un saint parmi les saints soucieux de l’avenir du monde musulman qui de nos jours est secoué par des crises : voyage à la quête de ce personnage aimé de tous et modèle et prototype du musulman

Serigne Cheikh Sidi Moctar Mbacké, plus connu sous le nom de Serigne Cheikh Maty Léye est né en 1924 à Mbacké Kadior, village où Serigne Bara avait l’habitude de se retirer pour apprendre le coran et pratiquer les préceptes de l’islam.

Il a subi une formation complète sur le mysticisme ; ce qui lui a permis de mener beaucoup d’activités, tel que l’élevage, l’agriculture, l’éducation spirituelle sur la méthode et l’enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba. Ce sont d’ailleurs ces activités qui faisaient qu’il n’était pas très connu avant d’être Khalife de Serigne Bara Mbacké.

 Son « Khalifat ».

Il a débuté son « Khalifat » le 22 mai 1990, succédant à son grand frère Serigne Abdoul Aziz Bara Mbacké qui n’avait ménagé aucun effort pour conserver l’héritage de Serigne Modou Bara, premier khalife de Serigne Bara, de 1936 à 1952.

 Réalisations

Ayant succédé au khalifat à Serigne Bara Mbacké, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké a poursuivi l’œuvre de son père et de ses deux grands frères qui l’avaient précédé. Il s’est toujours occupé de l’entretien et de la construction des mosquées dans la ville sainte de Touba, il a aménagé des terres, crée des « Daaras » et des maisons dédiées à Serigne Bara.

Il a amené beaucoup de personnes effectuer le pèlerinage à la Mecque ; et c’est lui qui payait tous les frais de ses propres moyens.

Il a également mis à la disposition du khalifat de Serigne Bara, et ceci pour toujours, la maison qu’il avait construite à Mbacké Kadior, qu’il a consacrée comme « Hadiya » à Serigne Bara. Il a aussi construit une maison de « khalife » à Gouye Mbinde et une bibliothèque, ainsi qu’une mosquée, à son actif.

 

Sans se limiter à cela, le 7e Khalife a aussi construit une tente pour l’apprentissage du coran à Gouye Mbind. Aux HLM 4, il a acheté une maison d’une valeur de plus de 100 000 000 de frs, qu’il a offerte comme « Hadiya » à Serigne Bara Mbacké.

Il a créé beaucoup de Daaras pour l’apprentissage du coran et l’éducation spirituelle, comme à Keur Ngana.
Il a complètement rénové le mausolée de Serigne Bara aux cimetières de Touba. Depuis 2003, il a chaque année convoyée au moins 30 personnes, appartenant à la famille de Serigne Bara ou de ses collaborateurs, effectuer le pèlerinage au lieu saint de l’Islam, la Mecque, et c’est lui qui les prend totalement en charge du début à la fin.

Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké s’activa pendant toute sa vie à réaliser des édifices pour la confrérie dont on peut citer la construction de la grande mosquée mouride de Dakar Massalikoul Jinan avec un coût de plus de 30 milliards, l’embelissement de la grande mosquée de Touba avec la construction de 2 minarets avec un coût de 5 milliards et une contribution d’un milliard pour lutter contre les inondations à Touba. . Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké a été unanimement reconnu de tous comme un artisan inlassable pour l’unité de la Ummah. Il s’est activé durant toute sa vie à l’unité des confréries au Sénégal Cheikh Sidy Mokhtar décède le 10 Janvier 2018 après quelques mois de retraite retraite spirituelle. Il est inhumé auprès de sa résidence à Gouye Mbind à Touba. Son cousin Cheikh Mountakha Mbacké fils de son oncle Serigne Bassirou Mbacké lui succède. Serigne Cheikh Maty Leye a succédé à Serigne Bara Mbacké Falilou le 1 juillet 2010 à la tête de la confrérie mouride comme 7ème Khalife de Serigne Touba. Le Mardi 09 Janvier 2018, le Khalife général des Mourides s’en est allé nous laissant nostalgique.

 Distinctions

Il était très dévoué à la sauvegarde de l’œuvre de Serigne Bara, en rassemblant la famille mais également en les protégeant ; car il discutait avec tout le monde et prenait le soin d’écouter le point de vue de tout le monde.

 

 

 

Sources : Toubabelel – Wikipédia