Au-delà de la victoire Française … la question des noirs !

Chroniques du MIDI

By Gentle Mara

Quand en classe on parlait d’esclavage, de colonisation en terre occidentale les blancs tournent le regard vers les noirs, le geste semble délicat mais quand la France est sacrée championne du monde de Football le blanc côtoie le noir pour ne pas dire nègre sans gêne, il l’embrasse jubile avec lui, la question sur la couleur est oubliée laissant place à la liesse.

Les lignes qui suivent sont une analyse sur une question inactuelle parce que actuelle à tous les temps, le vieux débat de la France-Afrique par une revue de la presse française et la contribution des intellectuels qui va au-delà de la victoire France, sacrée championne du Monde, ses relations avec le peuple noir qui a été d’un apport inestimable sur tous les plans bien que longtemps marginalisés et opprimés.  

Depuis Raoul Diagne, fils du premier député noir africain Blaise Diagne et lui-même premier noir a intégré la sélection française, difficile de penser les rendez-vous du foot sans les Black.

Qui pour imaginer de nos jours une victoire du peuple français sans les noirs ?

La question est délicate, mais elle ne laisse pas d’intriguer. L’Équipe de France de football professionnel qui a remporté la Coupe du monde de football présente, en effet, un visage qui étonne à l’étranger. Ni la Grande-Bretagne, ni les Pays-Bas, ni le Portugal n’alignent, en effet, sur le terrain, autant de joueurs de couleur.

Déjà, en 1998, l’équipe de France avait été saluée, surtout après sa victoire, comme le symbole d’un pays harmonieusement métissé où l’alliance « black-blanc-beur » créait les conditions « d’une France qui gagne ». Joli rêve bleu !!!

En 2006, l’Équipe de France est en majorité « black », avec quelques blancs et une pointe de beur : on peut en effet compter sur le terrain jusqu’à huit joueurs de couleur sur onze. Comment l’expliquer à un étranger qui s’interroge ? Car il voit bien que la proportion, en termes de couleurs, est rigoureusement inverse parmi les 62 millions de personnes que compte la population française. La question est d’autant plus délicate qu’il ne s’agit pas de tomber dans l’ethnisme, mais seulement de comprendre, en se gardant aussi, cependant, de toute frilosité bien-pensante par peur justement d’être taxé d’ethniste – le mot « ethnisme » devant être préféré à « racisme » depuis que la génétique a montré que le concept de race n’est pas opérationnel parmi les hommes. Sauf erreur, en tout cas, l’attachement à l’égale dignité des personnes, quelle que soit leur couleur, n’interdit pas pour autant d’observer l’extraordinaire bigarrure d’un pays d’immigration comme la France et de surcroît ancienne métropole coloniale.

Cette analyse de  Paul Villach, Président d’une association de défense des droits de la personne (LE REGARD, Réseau d’Entraide pour la Garantie, l’Approfondissement et le Respect des Droits”)  est une réalité, n’est-ce pas Gentle Mara, car à chaque fois que les bleus remportent un succès les noirs sont présents.

Oui, d’ailleurs l’histoire est témoin que depuis l’avènement de la traite négrière en passant par la colonisation et les deux guerres ‘’ Y’a bon les noirs ‘’ trop bons même, les noirs anciens esclaves sont-ils devenus maitres des ‘’maitres’’ ?

Je le pense et j’en profite pour dire au peuple noir de se décomplexer sur la question de couleur, qui pour moi est devenue aujourd’hui un faux débat, et à eux d’avoir honte et de nous demander pardon, nombreux sont d’autres exemples qui illustrent le débat.

Écouter Sébastien Chavigner, doctorant et chargé de cours à Sciences Po Paris, auteur d’un mémoire de recherche portant sur les joueurs noirs dans le football français quand il dit qu’au-delà des facteurs sociaux comme les conditions socio-économiques d’existence des populations noires en France ou le «miroir aux alouettes» du sport professionnel qui ont été abondamment développés depuis que les sportifs noirs sont devenus majoritaires dans de nombreuses disciplines sportives que cette surreprésentation tenait aussi pour une bonne part à la croyance bien implantée, chez les recruteurs et formateurs, en une supériorité athlétique «innée» des Noirs par rapport aux Blancs.

Les noirs sont forts, les noirs sont …, autant d’étiquettes nous sont collés, j’allais l’oublier, le meilleur judoka au Monde dans la catégorie des poids lourds Teddy Riner est noir et détenteur d’un record de dix titres de champion du monde, champion olympique à Londres en 2012 et à Rio de Janeiro en 2016, médaillé de bronze à Pékin en 2008, quintuple champion d’Europe. Il a été nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF en 20182.

Il est le porte-drapeau de l’équipe de France aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016, où il remporte sa deuxième médaille d’or olympique face au Japonais Hisayoshi Harasawa, devenant alors le judoka le plus titré de l’histoire et renouvelle ainsi sa suprématie dans le domaine du judo.

Révélé très tôt, dès 2006, par un titre européen et mondial junior, il confirme dès l’année suivante en devenant le plus jeune champion d’Europe en poids lourds et le plus jeune champion du monde masculin.

Droitier et ayant un grand gabarit par rapport à la moyenne des judokas de sa catégorie (2,04 m1 et 131 kg1), il remporte ses titres mondiaux consécutivement en « poids lourds » à Rio de Janeiro en 2007, à Rotterdam en 2009, à Tokyo en 2010, à Paris en 2011, à Rio de Janeiro en 2013, à Tcheliabinsk en 2014, à Astana en 2015, à Budapest en 2017, ainsi qu’en « toutes catégories » à Levallois-Perret en 2008 et à Marrakech en 2017.

Teddy Riner n’a enregistré durant sa carrière que deux défaites en championnat international élite : au 3e tour de la compétition poids lourds des Jeux olympiques de 2008 face à Abdullo Tangriev avant d’obtenir la médaille de bronze, et le 13 septembre 2010 pour le titre « toutes catégories » des mondiaux de Tokyo face à Daiki Kamikawa, sa dernière défaite en date. Entre son titre olympique à Rio 2016 et sa neuvième victoire mondiale en Hongrie un an plus tard, Teddy Riner ne dispute pas un seul combat en compétition. Le 11 novembre 2017, il s’adjuge en toutes catégories son dixième titre planétaire, remportant sa 144e victoire consécutive depuis 2010 –(Wikipédia)

C’est dire que les noirs depuis une dizaine d’années sont apparus si visiblement sur la scène publique qu’on parler aujourd’hui que la France n’est rien sans les noirs.

Peuple Noir décomplexer vous, vos fils font votre fierté même si c’est pas chez nous et cela se comprend aussi avec l’avènement du métissage culturel mais quand même cela suffit comme argument pour laver les affronts tant subis.

Mes propos ne sont nullement l’apologie de la présence des noirs en terre occidentale et accepter le fait qu’ils excellent pour le compte de l’occident mais de voir les choses sous un angle nouveau et dépasser l’argument qui veut de nos jours chacun doit rester chez soi pour travaille sa terre.

Je termine en rappelant ce discours de Nelson Mandela :

 » J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J’espère vivre assez pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.

Personne n’est né avec la haine pour l’autre du fait de la couleur de sa peau, ou de son origine, ou de sa religion. Les gens doivent avoir appris à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du cœur humain que son opposé.

Vous obtiendrez plus dans ce monde avec le pardon qu’avec des actes de représailles.