Le Bureau Exécutif National de l’Union Régionale de Dakar(URD), sous section de l’ARP, du syndicat autonome des médecins-pharmaciens et chirurgiens dentistes du Sénégal a fait tenu un point de presse, ce vendredi 26 décembre 2025, au siege de la poste avenue malick sy pour dénoncer ce qu’il juge inadmissible au sein de secteur.
Des désagrément tels que:
•Des mutations et des affectations arbitraires de cadres ayant grandement contribué au rayonnement de l’agence et à l’atteinte du niveau de maturité 3:
•Des recrutements massifs et des nominations clientélistes et partisanes avec inadéquation des profils aux postes;
•Des diminutions unilatérales de salaire de certains agents avec révision de contrats en exigeant la signature d’avenant dans les 72 heures sous peine de licenciement:
•Au même moment, on note une augmentation de rémunération sans fondement sur les textes réglementaires à d’autres agents;
•L’utilisation du service des ressources humaines comme moyens de répressions et d’intimidations à l’encontre de nos camarades;
•L’ingérence de la Direction Générale dans le fonctionnement de organes du personnel: les membres du bureau de l’amicale nous ont été imposé par la Direction Générale, l’administrateur du personnel élu depuis plus de cinq mois n’arrive pas à siéger aux réunions du conseil de réglementation, l’élection des délégués du personnel n’est pas encore organisée malgré les multiples relances, est la goûte d’eau qui a fait débordé le Vase selon le porte parole du jour.
D’après lui: » Cette situation qu’il vienne de décrire, a installé un climat social délétère et menace le bon fonctionnement de l’agence. En effet, le niveau de maturité 3 (NM3) que le Sénégal a acquis suite à d’énormes investissements en termes financiers, de ressources humaines de qualité, de renforcement et de mise en application de la réglementation pharmaceutique sur l’ensemble du territoire est sérieusement menacé par une gestion népotique de la Direction Générale.
« Au-delà de ces aspects de mal gouvernance dit-il, ce qui a surtout motivé les démarches et leur jonction, ce sont des suspicions graves portant sur des faits de substitution et de trafic de médicaments et d’autres produits de santé, qui auraient impliqué des agents au sein même de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique.
Face à ces suspicions, nous avions saisi les autorités compétentes, notamment le Directeur Général de l’ARP, le Ministre de la Santé et le premier Ministre, afin que toute la lumière soit faite. N’ayant pas obtenu de réponses satisfaisantes, nous avons jugé nécessaire de saisir le Procureur de la République ainsi que l’OFNAC, dans le but de demander l’ouverture d’enquêtes indépendantes.
En tant qu’agents de l’État, nous avions fait le choix responsable de ne pas exposer ces éléments sur la place publique, dans le but de préserver l’image et la crédibilité de l’ARP. Toutefois, l’affaire Softcare, qui a fortement terni l’image de l’institution, nous a conduit à prendre la parole et à alerter l’opinion publique, tout en interpellant une fois de plus les autorités.
Il est important de rappeler que l’affaire Softcare n’est pas un fait isolé, mais s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par plusieurs dysfonctionnements que nous venons d’évoquer. Ces éléments soulèvent des interrogations sur la gouvernance actuelle de l’ARP.
Aujourd’hui, nous appelons les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités, afin de restaurer l’ARP dans son rôle fondamental celui d’une autorité de réglementation pharmaceutique crédible, respectée dans la sous-région, reconnue dans l’espace francophone et à l’échelle africaine et internationale » poursuit-il
« Ce premier jalon de notre jonction qui vient d’être posé sera évalué et un deuxième plan d’action sera décliné. Nous vous appelons à rester soudés comme un seul homme autour cette jonction des luttes SAMES-SUTSAS/ARP et à respecter strictement les mots d’ordre pour qu’ensemble nous relevons le défi.
Unis, nous vaincrons!
Seule la lutte libère!
VIVE LE SAMES
VIVE LE SUTSAS
VIVE LA JONCTION DES LUTTES ». Conclut-il
