Sheikh Alassane Sène rend un vibrant hommage à Aladji Tamsir Sakho

Dakarmidi – Il nous a quittés laissant derrière lui une œuvre riche, colossale, exclusivement dédiée au Prophète Muhammad (psl), et une famille discrète et disciplinée. Tous ses discours portaient sur les enseignements de Maodo Malick (ra). Khilaçu Zahab (ou Mimiya) en fenêtre sur le Hijaz du 7é siècle.

Notre illustre père El Hadji Tamsir Sakho est parti rejoindre sa place aux rangs des nobles serviteurs du Prophète Muhammad (psl).

Le Sénégal a perdu un grand homme, qui a su éviter dans ses discours toute forme d’excès, lui, le fervent disciple de Aboul Abbass, connu et reconnu. Il n’a jamais offusqué ou dit l’irréparable pour frustrer les disciples d’autres obédiences. En cela d’ailleurs résidait toute l’intelligence de sa démarche d’érudit.

Que de fois je l’ai croisé dans des cérémonies dédiées au Noble Envoyé, et à chacune de ces belles occasions, son visage ne cessait de rayonner lorsqu’il se mettait à déclamer la vie de l’amour qui nous lie tous, Seydina Muhammad (psl).

J’ai encore en mémoire cette merveilleuse soirée organisée par Adja Madjiguene Ndiaye à Yoff, j’avais eu l’honneur de demander aux dames des « Adiyas » en son honneur, devinez toute la générosité qui avait enflammé ce jour-là la tente sublimement dressée. Ou encore à Dieuppeul, chez Aladji Goto Mbengue, un autre Nabien, mystique lui aussi, où Serigne Tamsir m’avait fait l’honneur de me laisser dérouler un exposé sur le Voyage Nocturne (Isra wal Mi’raj) et sur les hautes qualités du Prophète Muhammad (psl).

En ces moments de douleur et d’exaltation pour son illustre famille, je présente mes condoléances à celle-ci, à son ami et guide de toujours, le Khalife général des Tidjanes Seydi Abubacar Sy, à tout le peuple sénégalais et à toute la Umma.

Le Seigneur ne cessera de nous éblouir. Il est l’unique maître, l’Absolu qui agit dans le silence avec une telle finesse que nul ne peut transcender. Plaise à Lui, l’Exalté d’instruire sa lumière aux infinies parois que les 8 premiers jours sous terre soient un festin pour lui, les 32 qui s’en suivent l’estampille de l’agrément divin sur son brillant parcours. Et l’attente du Jour du Jugement dernier la sensation du bonheur pénétrer son suaire, interdire aux fourmis de déguster sa chair et l’honorer d’avoir servi le noble Envoyé (psl) et son illustre petit fils Aboul Abbass Ahmada Tijani (ra). Amin.

Shasty

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