Mawlana Cheikh Ibrahim Niass et la célébration du Maoloud, une histoire d’une autre dimension selon Cheikh Abdoulaye Sylla

Dakarmidi –Panégyriste attitré du prophète Muhammad (psl), Cheikhal Islam, Baye Niasse avait consacré toute sa vie au dernier Envoyé d’Allah. Il le louangeait partout et le sublimait tout le temps. C’est d’ailleurs pourquoi, quand apparaissait le croissant lunaire annonçant le début du mois de «Rabi Al Awwal», il formatait son environnement et se mettait au service exclusif de la célébration de la naissance du Prophète qu’il commémore doublement (le jour-j et une semaine après) pour démontrer combien il tenait à cet évènement.

«Maolana Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niasse accordait en effet un intérêt particulier à la célébration à cette naissance. Lorsque qu’arrivait le mois de « Rabi Al Awal », le fondateur de la « Fayda Tijaniya » mobilisait sa force, son énergie, ses biens; bref tout et les mettait au service de ce mois pour magnifier le meilleur des créatures, Taha (psl), ce fait marquant, est ici rappelé par Abdoulaye Sylla, un de ses Moukhadams, les plus en vue du moment établi à Dakar. Cet inconditionnel de Cheikh Al Islam lui-même déjà plongé à fond dans la ferveur et la miséricorde de « Rabi Al Awwal », qui a eu l’insigne honneur de voir naitre à son 12ème jour, le père de Fatima A’Zahra, égraine avec magnanimité son chapelet sous les psalmodies puissantes de «La ilaha ila Lah ».

« On ne fait que nous conformer aux enseignements de Cheikh Ibrahim Niass qui se réfèrent à la Chariya et à la Sunna du Prophète Muhammad (psl) », lance le jeune marabout dans un ton généreux. Pour Cheikh Abdoulaye Sylla, Baye Niasse se métamorphosait complètement lorsqu’arrivait cette période de l’année, « Il devenait plus altruiste et élégant, plus rayonnant et  éloquent », aimait rencontrer les fidèles et les entretenir sur la vie et de l’œuvre de celui qu’il aimait d’un amour incommensurable avec une telle maitrise de sa vie, sans doute, était-il l’un des hommes les plus au fait de sa sublime histoire».

«Le jour du Gamou », dira Cheikh Abdallah, comme on l’appelle ses proches, « son allégresse atteignait les cimes de l’enjouement, et avec cet ardeur spirituelle indescriptible, il donnait des récits inédits sur le Prophète Muhammad (psl) qu’il maitrisait au bout des doigts, racontant les étapes phares qui ont marqué sa noble vie, de la naissance, à l’exil de Médine, en passant par le retour à la Mecque et le voyage nocturne, au grand bonheur des fidèles venus de partout à travers le monde, le contemplait dans son sermon unique en son genre. Beaucoup de non musulmans plongeaient totalement dans la miséricorde de sa voix et embrassaient l’Islam avant de quitter les lieux. Durant ce mois, il multipliait en outre ses « Salatu ‘alan Nabi (psl) », et ses prières en l’honneur du Prophète dont il était aussi fervent défenseur et humble serviteur.

 

 

 

La Rédaction