Inciter le peuple à se rebeller, les sénégalais sont-ils prêts à suivre Sonko?

DAKARMIDI – Ce n’est pas la première fois que le leader de Pastef tente de pousser les sénégalais vers une révolution. En utilisant souvent des anecdotes et autres situations qui pourraient après réflexion les convaincre à sortir massivement dans la rue pour un ultime combat de “règlement de compte” face au régime de Macky Sall.

Ousmane Sonko a ses soldats très dynamiques sur les réseaux sociaux, qui surveillent les moindres faits et gestes de ses adversaires, des passionnés de réseaux sociaux, virulents agressifs et qui n’hésitent pas à salir la peau de toute personne qui tente de s’en prendre à leur leader. Aujourd’hui, c’est le tour de Ndella Madior Diouf, elle qui a décidé de défendre le Président Macky Sall et qui est bien suivie sur l’ensemble des réseaux sociaux. Avant c’était au tour de Me El Hadj Diouf. Et il y a deux semaines Yakham Mbaye s’est fait lynché sur le net, mais il n’a pas reculé. Face au pire ennemi, il a choisi de ne pas baisser pas la garde.

Sonko pourra t’il unifier un peuple qu’il est en train de diviser? A-t-il raison de vouloir aller vers une révolution similaire à celle du 23 Juin ou à celle de Mai 68? Le Sénégal va mal c’est un constat général. Le régime en place est débordé de partout mais la gestion clanique du pouvoir ne lui donne pas la légitimité de s’exercer avec équité.

Sonko veut devenir le chef de la révolte, son message d’avant-hier tombe à pic car la colère dans les foyers est grandissante. La fusion de ses deux éléments pourrait être fatale à Macky Sall. Mais le leader de Pastef dans cette fougue est-il prêt à diriger un pays qui a un vécu très complexe sur le plan culturel, religieux, économique et ethnique ?

Aura-t-il les bagages nécessaires pour créer une nouvelle cohésion sociale? Son idée de creuser les niches fiscales sera-t-elle la bonne solution pour faire du Sénégal une grande puissance économique? Sa haine de l’autre pourra-t-elle se traduire en pardon une fois à la tête du pays? Toutes ces questions font peur aux électeurs que constitue la masse silencieuse, véritables gardiennes du temple. Pour rappel le peuple des réseaux sociaux ne constitue jusque là que 13% de l’électorat sénégalais !

La rédaction