Affaire Petrotim, colère de Macky Sall, pots-de-vin pour Aliou Sall, quand déjà en 2014 Cledor Sene lançait les premières alertes

Dakarmidi – Une bonne partie de la presse sénégalaise, celle appelée presse du palais n’a pas voulu s’épancher sur le dossier Petrotim et les graves révélations de BBC, relayées par RFI et les réseaux sociaux, les sénégalais sont plus que choqués de voir leur avenir relayé au second plan. Macky semble être dans de « Sall » draps même s’il veut montrer à la face du peuple que son frère a les mains blanches. L’affaire a pris des proportions inquiétantes, ici on nous parle de plus de 10 milliards de dollars, soit deux fois le budget du Sénégal. BBC a mouillé le Président himself et a décidé de l’affronter à la place de la presse locale à visage découvert. Le brillant Clèdor Sène qui maîtrise parfaitement les rouages et la technicité des ressources minières du Sénégal, avait lancé les premières alertes il y a quelques années, mais au vue de l’enjeu et de la sincérité « affichée » par le Président, il était difficile pour la masse de croire en de telles accusations qui frisaient même pour certains l’acharnement. Le débat est partout ouvert, Mr Sene ne laisse pas de de répit au régime et cela est un coup dur qui vient s’ajouter aux autres coups froids donnés par les célèbres chroniqueurs Baba Aidara, Seydina Seck et tant d’autres chroniqueurs. L’Etat a décidé hier de sortir sa tête de l’eau avec un mémorandum pour nous livrer sa part de vérité, et cela cette fois-ci est relayé par toute sa presse en grande pompe. Est-il suffisant cependant pour éteindre le feu allumé par la BBC? Dans le mémorandum, l’Etat nous livre des faits officiels, que l’on peut facilement retrouver sur le net, hors la question au cœur du débat est les pots-de-vin qu’aurait reçu Aliou Sall, aidé en cela par un décret signé par son frère au nom de la continuité de l’Etat nous dit-on. Macky Sall a ainsi donné raison à Thierno Suleyman Ball, auteur de la révolution Torodo de 1776, qui a inspiré celle de la France de l’Egalité de 1789. Quand la vérité arrive au quai, le mensonge se noie aux profondeurs de l’eau même avec un masque au nez.

La rédaction