Je ne suis pas spécialiste du droit du sport mais je suis en mesure de m’interroger, sereinement et sans chauvinisme.
Et les interrogations sont nombreuses.
Qui a enfreint le règlement ?
Est-ce le Sénégal, ou l’arbitre qui a officié jusqu’au terme de la rencontre ?
Pourquoi le Maroc a-t-il été autorisé à reprendre et tirer à son penalty ?
Sur quel fondement réglementaire précis ?
En cas d’erreur d’arbitrage avérée, qui doit être sanctionné ?
Une équipe, ou le maître du jeu — c’est-à-dire l’arbitre ?
En acceptant la reprise de la partie, le Maroc ne s’est-il pas inscrit dans une situation problématique ?
Si tel est le cas, pourquoi le récompenser ?
Une décision aux conséquences profondes
La décision rendue dépasse largement le cadre d’un match.
Elle a créé une fracture.
Elle a suscité incompréhension et frustration.
Elle laisse surtout l’impression d’une injustice difficilement réconciliable avec l’esprit du sport.
Le football ne se limite pas à un résultat.
Il est aussi un espace de régulation, de justice et d’exemplarité.
La situation relève d’une pièce théâtrale avec les.éléments suivants:
– l’arbitre supposé fautif n’est pas clairement mis en cause;
– l’équipe gagnante se retrouve pénalisée;
– et que la décision finale semble contredire le déroulement du jeu sur le terrain.
A l’évidence, c’est la crédibilité même de l’institution qui vacille.
Une question de gouvernance sportive!
Ce qui est en jeu ici, ce n’est pas seulement un match.
C’est la capacité de nos instances sportives à :
– réguler avec équité;
– décider avec transparence;
– et assumer leurs responsabilités.
Lorsqu’une décision est perçue comme incohérente ou injuste:
• elle ne régule pas : elle dérègle;
• elle ne rassemble pas : elle divise;
• elle ne renforce pas : elle fragilise.
Conclusion: le Sénégal doit utiliser toutes les possibilités de recours pour que le droit soit dit avec une équidistance qui honore cette discipline
