Politique : Macky Président, Khalifa emprisonné, Thierno Alassane dissident, quand les Sall occupent l’espace politique du pays

Les Sall ont dans le sang l’esprit de rébellion. C’est d’ailleurs le constat que nous avons fait en analysant les cas de Macky Sall, Khalifa Sall et Thierno Alassane Sall.

Après avoir donné la victoire à Wade au premier tour en 2007, Macky Sall était alors devenu quelques temps après Président de l’assemblée nationale, gérant pour Wade la majorité mécanique libérale. Mais cela n’a pas fait long feu, puisqu’il avait cautionné la convocation de Karim Wade à l’hémicycle afin que ce dernier s’explique sur les fonds et le financement de l’OCI. Un tel acte que n’a pas supporté le Pape du Sopi, qui déclencha sur le champ la procédure de « destitution » de Macky Sall. Ce dernier poussé à la porte de sortie quittera le navire, construira le sien et s’attaquera comme un pirate à Wade et à son régime. La suite de l’histoire vous la connaissez.

Quand à Khalifa Sall, son refus de s’aligner derrière Macky Sall et d’avoir décliné ses ambitions un peu trop tôt lui ont valu aujourd’hui tous ses déboires. Cela fait maintenant plus de 200 jours qu’il est détenu à Rebeuss, attendant son procès. Entre temps il est devenu député, mais cela n’a pas conduit non plus à sa libération, bien au contraire, le camps d’en face cherche à le liquider définitivement, une lettre de levée de son immunité parlementaire est déposée sur la table du Président de l’assemblée nationale, une commission ad’hoc s’est réunie, et elle compte donner un avis favorable pour la levée de son immunité en séance plénière dans lus brefs délais avec en préalable un formulaire d’interrogatoire auquel il doit impérativement se conformer.

Quand à Thierno Alassane Sall, il est de Thiés, de la race de Boubacar Sall, des chemineaux qui préfèrent la résistance au déshonneur. Il a lancé son mouvement « La République des Valeurs », Samedi dernier, tournant définitivement le dos à Macky Sall et il compte participer activement à la libération du pays en Mars 2019.

Un Sall au palais, un Sall à Rebeuss et un Sall dans les rues publiques, cela risque de créer une grande collision censée n’épargner personne. Les rivalités en valent-elles tous ces sacrifices ?

La rédaction