Mamadou Lamine Diallo « Je persiste et signe, le PUDC est bel et bien en faillite »

Dakarmidi – De l’aveu du Gouvernement, 9 milliards d’arriérés sont dus sur 129 milliards aux entreprises sénégalaises, soit 7% et c’est rien pour eux. Je rappelle à Macky Sall que dans l’UEMOA, le déficit public permis est de 3% du PIB. Il doit être financé sans accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs. Le PUDC est au-delà.

Cette affaire me rappelle Necotrans qui m’a valu des injures du DG du PAD promu ministre sans doute pour cela. Les faits m’ont donné raison. Necotrans est en faillite.

Pour le PUDC, les entreprises ont été rassurées par la signature de contrats avec le PNUD en 2015. Les travaux exécutés sont payés dans un délai de 15 à 30 jours avec deux bizarreries administratives. Les entreprises ne reçoivent pas d’avances de démarrage pour des fonds du BCI et le PNUD s’est engagé à leur faire obtenir des exonérations des droits de porte.

Le résultat est sans appel. Aucun paiement depuis juin 2018 et Mme Fatou Bintou Djibo , responsable du PNUD dans cette affaire, est partie sur la pointe des pieds. Sa remplaçante ne veut pas entendre parler du PUDC.
Le gouvernement prétend que le programme est passé de 113 milliards à 129 milliards et qu’il est à la recherche de 26 milliards que Macky Sall aurait affectés aux étudiants et autres catégories sociales

Le Gouvernement a toujours soutenu à l’AN que le budget du PUDC est mobilisé et a été confié au PNUD pour des raisons d’efficacité. Alors c’est 16 milliards qui seraient à rechercher.

Conclusion : Il y a bel et bien des arriérés de 26 milliards dus aux entreprises depuis mars ou juin 2018. Or, c’est 16 milliards qui étaient à rechercher. Il manque alors dix milliards à l’appel. Ces fonds ont été, soit détournés de leurs objectifs ou soit le Gouvernement a donné de faux chiffres sur la mobilisation des fond propres de l’Etat au profit du PUDC, ce qui serait une violation grave du code de transparence des finances publiques.

Pour en avoir le cœur net, sachant que l’AN n’enverra pas de commission d’enquête parlementaire, l’inspection Générale d’Etat n’ira pas fouiner dans le PUDC, je vais écrire à l’Administrateur du PNUD à New York avec copie au FMI, BAD, BID, et Fonds saoudien.

Pour Tekki enfin, il est bon de dire au peuple que pour nous la construction de pistes rurales ou la fourniture de moulins à mil relève du travail des collectivités locales. Ce seront les pôles régionaux de développement qui seront en charge des équipements de base des communes rurales.
Quant au DG du PUDC, il a le choix entre s’excuser publiquement ou partir.

Mamadou Lamine Diallo, Tekki

La rédaction