Mahamadou Makhtar Cissé au ministère du pétrole: La sanction positive d’un bon management

Dakarmidi – Le nouveau ministre de l’Energie et du Pétrole, Mahamadou Makhtar Cissé, qui a sorti la SENELEC des ténèbres selon la presse, fait un retour des plus indiqués au gouvernement, au sein duquel il est attendu pour appliquer au nouveau département dont il a désormais en charge les recettes qui lui ont permis de sortir de la crise la Société nationale d’électricité.

Cissé, ministre délégué chargé du Budget du gouvernement dirigé par Aminata Touré (septembre 2013-juillet 2014), réintègre le nouveau gouvernement formé dimanche pour piloter le département du Pétrole et des Energies.

D’après l’Aps, un ministère dont l’importance se mesure aux enjeux financiers importants que devrait générer l’exploitation des premiers gisements découverts, certains spécialistes évoquant à terme des revenus de l’ordre plus de 16.000 milliards de francs CFA pour l’Etat du Sénégal.

Une manne financière vertigineuse dont l’utilisation à bon escient devait pouvoir permettre au pays de décoller, des enjeux tout aussi importants qui aiguisent les appétits et nourrit tout autant la controverse sur la bonne gouvernance de ces ressources.

Rien qui puisse vraiment effrayer quelqu’un ayant ses fait ses preuves dans le management d’une entreprise comme la SENELEC, moribonde et structurellement déficitaire lorsqu’il en prenait les rennes en juin 2015, pour la « sortir des ténèbres’’.

De fait, sous la direction de Mahamadou Makhtar Cissé, envoyé en mission commando, la SENELEC dans une situation notoirement difficile sur le plan financier et celui de la production, au point qu’elle se débattait dans les délestages, est passé au vert moins de quatre années plus tard, pouvant même compter sur un surplus de production.

Le nouveau ministre du Pétrole et des Energies, titulaire d’un DEA en finance et gestion publique, mais également d’une maîtrise en Sciences juridiques (option droit des affaires), a fait passer la production de la SENELEC à 1130 mégawatts, contre 687 mégawatts.

Une prouesse qui ne serait pas de trop pour cet inspecteur général d’Etat à la tête de son nouveau ministère, dont le côté humain du management vanté semble s’inspirer autant des ressources du management moderne que de sa profonde connaissance de l’administration sénégalaise.

Il faut se rappeler que Mahamadou Makhtar Cissé, enfant de troupes et douanier de formation, fut directeur général des douanes et directeur de cabinet du président e la République, des atouts qui peuvent compter au moment de s’attacher à la gestion d’un département en charge du Pétrole, ressource précieuse et bienfaitrice qui a fait ailleurs le malheur de certains pays africains en les plongeant parfois dans des guerres fratricides au lieu de les sortir de l’ornière.

Ces enjeux et questions intimement liés donnent toute leur légitimité à la présence de Mahamadou Makhtar Cissé au sein de ce ministère appelé à être surveillé de près par le chef de l’Etat Macky Sall himself, dont le background d’ingénieur pétrochimiste de formation est là très à propos.

De bonne augure pour tout dire, surtout que l’un fut le directeur de cabinet de l’autre dans un passé pas si lointain.