Le 7e Sommet UA-UE s’ouvre dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, offrant une tribune de choix aux ambitions africaines. Le Sénégal, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, s’y présente comme un moteur d’une diplomatie de rééquilibrage.
La vision portée par Dakar est structurée autour de trois piliers :
1. Une gouvernance mondiale réformée : Revendication d’un multilatéralisme inclusif et réforme de l’architecture financière internationale pour réduire la vulnérabilité face à la dette.
2. Un partenariat économique reconfiguré : Au-delà des statistiques commerciales avantageuses pour l’UE, le Sénégal exige des engagements concrets sur l’investissement productif, les chaînes de valeur industrielles et les énergies propres.
3. Une coopération alignée sur les priorités africaines : Il s’agit de promouvoir des approches co-construites en matière de sécurité et de migration, loin des schémas imposés.
Ce sommet, qui marque les 25 ans du partenariat, est donc un test pour l’Union européenne. Celui de sa capacité à répondre aux attentes d’une Afrique qui, à l’image du Sénégal, entend négocier un partenariat d’égal à égal, face à l’offensive d’autres acteurs comme la Chine ou la Russie. La feuille de route jusqu’en 2035 qui en découlera sera un indicateur clé de cette nouvelle dynamique.
