L’ambiance à Rabat est passée de l’euphorie volcanique à une stupeur funéraire. Le lendemain, les kiosques marocains ne vendent pas du papier, mais de la douleur pure.
Voici le panorama d’une presse nationale entre le déni, la colère et le traumatisme :
Le Matin : « Le Silence d’un Peuple »
Une photo pleine page de Brahim Diaz, de dos, marchant seul vers le tunnel sous un ciel de projecteurs.
Éditorial : « Le destin ne se commande pas à la table des officiels. Hier soir, le Maroc n’a pas seulement perdu une finale ; il a vu son rêve s’évaporer dans la paume d’une main gantée. La Panenka de Diaz restera comme le « crime de lèse-majesté » envers un public qui avait déjà commencé à chanter. On ne joue pas avec le cœur d’un pays à la 121ème minute. »
Al Mountakhab : « Trahis par le Génie »
Titre rouge sang sur fond noir.
« Pourquoi ? Pourquoi ce geste, Brahim ? La gloire était à portée de crampons, simple, efficace. Le choix de la fantaisie face au « Mur de Dakar » a transformé une fête historique en un séisme national. Édouard Mendy n’a pas seulement arrêté un penalty, il a brisé la montre de l’histoire marocaine. Le compteur repart à zéro. L’attente continue. »
Hespress (Version Sport) : « Le Hold-up de la Teranga »
« Alors que la CAF et la FIFA préparaient déjà le protocole de remise du trophée aux Lions de l’Atlas, le Sénégal a rappelé au monde que le football appartient à ceux qui ne doutent jamais. L’omniprésence de Mendy a agi comme une sentence divine. Le Maroc sort de sa propre CAN par la porte la plus cruelle : celle de l’humiliation technique. »
Le Bilan d’une Nation en état de choc :Journal Ton Dominant Le Coupable désigné
L’Opinion Tragique L’arrogance du geste technique.
Libération (Maroc) Politique La fin de l’illusion de la victoire « programmée ».
Presse Digitale Incrédule Le génie froid d’Édouard Mendy.
Mamadou Kassé
