Dakarmidi – Mariama Bâ, née en 1929 à Dakar, est une écrivaine sénégalaise de renom, connue pour son engagement féministe et son œuvre littéraire qui reflète la condition des femmes africaines. Son roman « Une si longue lettre » (1979) est un classique de la littérature africaine francophone.
Elle a grandi dans une famille aisée et a bénéficié d’une éducation musulmane traditionnelle. Elle a étudié à l’École Normale de Rufisque et a commencé sa carrière d’institutrice. Elle a également été membre de plusieurs associations socioculturelles et a milité pour les droits des femmes.
Dès ses années d’études, Mariama Bâ a montré un don pour l’écriture, comme en témoignent ses devoirs de français à l’École Normale. Cette passion pour l’écriture l’a accompagnée tout au long de sa vie.
Cependant, sa vie n’a pas été totalement heureuse. Son mariage, marqué par des difficultés, s’est terminé par une rupture. Cette expérience personnelle a sans doute influencé son écriture et son engagement féministe.
« Une si longue lettre » est un roman épistolaire qui raconte l’histoire de Ramatoulaye, une femme sénégalaise qui écrit à son amie Aïssatou pour lui confier ses pensées et ses sentiments après la mort de son mari. Le roman explore les thèmes de la polygamie, de l’amour, de l’amitié, de l’émancipation des femmes et de la condition féminine en Afrique.
À travers elle, je rends un hommage élogieux à la femme sénégalaise qui a de tout temps affiché une posture d’égérie. Annette Mbaye d’Erneville, l’une des premières femmes journalistes africaines, a été un précieux soutien pour elle et a découvert ses immenses talents d’écrivaine.
Mariama Bâ a reçu le Prix Noma de publication en Afrique en 1980 pour « Une si longue lettre ». Son œuvre a été traduite en plus de 17 langues et est étudiée dans les écoles et les universités du monde entier.
Son engagement féministe et son écriture engagée ont fait d’elle une voix importante de la littérature africaine et un modèle pour les femmes africaines. Son héritage continue de vivre et d’inspirer les générations futures.
Doyen Majib Sène
