Dakarmidi – Mon amour pour le basket ball date de l’époque où je voyais évoluer Abdourahmane Ndiaye surnommé affectueusement Adidas. Sur l’aire de jeu, cette merveille aux dons immenses, était l’image d’un grand seigneur revêtu du manteau d’un prestidigitateur dont tous les gestes aiguisaient la sensibilité et ravissaient l’imagination. Avec son adresse phénoménale et sa technique du dribble toute d’harmonie et de symétrie, il séduisait partenaires et adversaires grisés par ses arabesques étourdissantes .
Volontaire à tous les sacrifices pour élever son niveau de jeu, Adidas est le symbole vivant de l’alpiniste qui revient souvent au pied de la montagne pour tenter d’atteindre le sommet le plus élevé. À lui tout seul, il était capable de remplir un stade par des admirateurs inconditionnels qui venaient se régaler de ses gestes de prestidigitateur. Plusieurs fois champion d’Afrique, il peut se vanter d’avoir été à bas âge, consacré meilleur basketteur africain de tous les temps. Expatrié en France, il fit une carrière élogieuse remportant trophées et coupes avant de devenir entraîneur formateur aux élans féconds. Ni grandiloquent encore moins isolationniste et impétueux, il affiche un peu partout une exemplarité comportementale conformément à sa formation et à son éducation de base.
Sans flagornerie aucune, il peut se considérer comme le joueur aux dribbles dévastateurs, à l’adresse phénoménale et à la posture seigneuriale inimitable sur un terrain de basket ball. Sa simplicité, son humanisme de bon aloi et son comportement chevaleresque au milieu des siens, font de lui un sportif de référence. En vérité, Abdou se positionne dans sa société d’appartenance, comme un modèle, un exemple à suivre. Sa famille a de quoi être fière d’un fils charismatique qui a écrit sur l’écorce des baobabs millénaires comme une écriture en incuse d’Oracle, l’histoire la plus merveilleuse du basket ball sénégalais. Salut champion avec mes pensées affectueuses.
Doyen Majib Sène
