L’État du Sénégal doit, avec clarté et responsabilité, soutenir la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.
Les calculs politiciens ne doivent pas guider une décision d’une telle portée. Les rivalités internes, les ressentiments ou les positionnements partisans ne sauraient primer sur l’intérêt supérieur de la nation. Une candidature à la tête de l’ONU dépasse les clivages domestiques : elle engage l’image, le prestige et l’influence internationale du Sénégal.
La méchanceté gratuite n’a pas sa place dans ce débat. L’intention revancharde non plus. Gouverner, c’est savoir distinguer l’arène politique nationale des enjeux diplomatiques mondiaux.
Refuser un soutien par simple volonté de satisfaire une base militante critique serait une erreur stratégique et historique.
Que l’on soit partisan ou opposant, force est de reconnaître que Macky Sall a laissé un bilan matériel et institutionnel visible : infrastructures, réformes économiques, rayonnement diplomatique. Son action a marqué le Sénégal et consolidé sa présence sur la scène internationale.
Le fait que l’Union africaine ait choisi de porter sa candidature est en soi un signal politique fort. Lorsqu’une organisation continentale décide d’investir un profil, il est difficilement compréhensible que son propre pays adopte une posture distante ou ambiguë.
Aujourd’hui, sa candidature est soutenue par plusieurs États et officiellement déposée par l’Union africaine. Le Sénégal ne peut pas apparaître comme un frein à l’ambition africaine. Soutenir cette candidature, ce n’est pas effacer les débats internes ; c’est affirmer que, sur les grandes causes internationales, la nation sait faire bloc.
Au-delà des divergences, il y a des moments où l’unité nationale doit prévaloir. Celui-ci en est un.
Soreu Malick Diop, citoyen engagé pour le Sénégal
