Lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée aux questions d’actualité, le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé un chiffre significatif : les mesures de rationalisation du train de vie de l’État ont permis de réaliser des économies budgétaires dépassant les 280 milliards de francs CFA pour le prochain exercice.
Des arbitrages qui portent leurs fruits
Ces « arbitrages », comme les a nommés le Premier ministre, ont créé des « marges budgétaires intéressantes ». Cette rigueur budgétaire n’est pas seulement une affaire interne ; elle a un retentissement international. M. Sonko a en effet précisé que cette démarche avait permis au Sénégal de convaincre le Fonds monétaire international (FMI) de sa capacité à réduire son déficit budgétaire et de la crédibilité de ses prévisions de croissance économique.
Vers un financement plus endogène de l’économie
Au-delà de l’équilibre budgétaire, le Premier ministre a placé son discours sous le signe de la souveraineté économique. Il a insisté sur l’impérieuse nécessité pour le Sénégal de trouver des « solutions endogènes » pour financer son développement. Cette orientation stratégique vise à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des bailleurs de fonds étrangers et des conditionnalités qui accompagnent souvent leurs prêts.
