C’est quasiment un pied de nez lancé au peuple sénégalais, qui voit ses précieuses hydrocarbures profiter grassement et presque gratuitement à un opérateur marginal, mais redoutablement efficace dans le lobbying et l’entregent politique et géostratégique avec les officines de Washington.
La junior texane, dont personne ne peut justifier ses capacités techniques et financières détient 25 à 27 % des parts dans le méga – champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) aux côtés de l’opérateur britannique BP, et des sociétés holding du Sénégal et de la Mauritanie.
Adepte de l’optimisation et de l’invasion fiscale, Kosmos n’a pas hésité à liquider sa filiale sénégalaise, détentrice directe des ses participations dans les champs gaziers de GTA, dans un montage juridico-fiscal presque nébuleux pour ne pas dire illégal selon la loi.
Aujourd’hui, à la faveur des records d’extractions de gaz et d’une capitalisation boursière dopée par les perspectives de la phase 2 de GTA, KOSMOS à ramasse’ plus de 250 milliards de Fcfa sur le marche’ obligataire prive’ en utilisant la garantie des sa participation dans le joint -venture GTA..
Pendant que le Sénégal fait face à une année 2026 les plus délicates pour son endettement colossal avec les maturation en Mars puis Juin d’Eurobonds, et le refus du FMI de pourvoir en ressources longues et concessionnelles, c’est justement en ce moment que nos partenaires capitalisent sur nos hydrocarbures dans des schémas et montages financiers inédits qui diluent les marge de manœuvre de nos états dans les sociétés de projets.
En attendant une hypothétique renégociation des contrats de partage de production et la restructuration de PETROSEN, c’est la préemption de YAKAR-TERANGA qui s’annonce avec les ressources financières substantielles que le marche’ obligataire privé commence à donner aux opérateurs juniors, signalant un accaparement méthodique de nos hydrocarbures face à un pays presque exsangue sans réelle stratégie – juste des effets d’annonce sans suite – pour ses ressources énergétiques.
PETROSEN dont le capital doit être ouvert aux investisseurs privés et à la BRVM ne bouge pas faute d’un management innovant et requinque’ pendant que les annonces sur un nouveau code pétrolier et gazier reste à l’état de projet, simultanément Washington exerce une pression sur nos états pour les intérêts des sociétés pétrolières sans la prise en compte des ayant droits légitimes et constitutionnels de nous : le peuple.
La décision finale d’investissement de Yaakar Teranga annoncée par Petrosen pour cette année 2026 est sous les meilleurs auspices avec un partenaire devenu le darling de Wall street, de la City et surtout de Washington au grand dam de nos intérêts stratégiques.
Moustapha DIAKHATE
Expert Infrastructures et Pol Energie
