Et si nous dépassionnions le débat politique? (Par Mame Ousmane Diop)

Dakarmidi – Chers amis, par ces temps qui courent où toutes les attentions sont focalisées sur le parrainage et la présidentielle de 2019, force est de constater que la passion politique, souvent synonyme de déraison, d’analyse violente, partisane, d’intimidation et de menace de mort semble au rendez-vous dans nos prises de position et commentaires au sein de nos posts respectifs.

Est ce la conséquence des échecs récurrents des leaders politiques dans l’encadrement et la formations politique des militants ou alors le rêve passionnel d’une prise de pouvoir qui fonde ces analyses passionnelles ? Les deux peut être, l’un nourrissant l’autre, peu importe du moment que c’est malsain. Evitons d’être piégé voire manipulé avant que l’irréparable ne se produise. Essayons d’abord de comprendre le pourquoi, avant de nous taper dessus comme des chiffonniers, à la satisfaction générale de ceux qui nous ont tendu ce piège, et qui nous observe. Nous sommes donc en partie comptables de certains carences politiques de nos dirigeants respectifs.

De fait, nous sommes loin d’être maîtres de notre destin, puisque nous jeunes leaders politiques, qui auront demain la lourde charge de diriger cette jeune République, sommes a peine matures, pourvus d’expérience, de repère, et d’expertise, quand nous avons dû faire face brutalement, sans transition aucune, à ce défi majeure d’animer le débat politique pour le grand bénéfice de notre très cher pays . Ceux qui avaient la lourde tâche de nous former, forger voire préparer l’ont voulu ainsi et savaient ce qu’ils faisaient, puisqu’ils connaissaient, mieux que quiconque, l’état réel de nos capacités.

Attention donc aux dérives contestataires excessifs qui minent le respect du Chef, des autorités politiques, et qui commencent a forger des réflexes populaires de dérision incivique, des messages qui souvent tancent de nombreux leaders. Cependant, ne nous y complaisons pas. Méditons avec sérénité, et gardons nous d’ajouter de l’huile sur le feu. Surtout ne faisons pas le jeu de nos détracteurs et relevons la tête dans la dignité et le respect mutuel. Alors, un peu de fierté nationale, malgré les défis de l’heure, ayons confiance en nous, et apprenons a nous aimer et a aimer notre beau pays.

Meilleures salutations patriotiques.

La rédaction