Je ressens une réelle tristesse à écouter ou à voir certains compatriotes tenter de couper le cordon ombilical entre la Fédération et El Hadji Diouf. Une telle démarche n’est ni juste, ni opportune, encore moins conforme à l’intérêt supérieur de notre football.
En ce qui me concerne, je plaide résolument pour l’atomisation des différences de vues, non pour leur effacement artificiel. Il est parfaitement possible de ne pas dire la même chose sans verser dans des divergences insurmontables. La contradiction n’est pas une menace ; elle devient une richesse dès lors qu’elle est contenue, structurée et orientée vers un objectif commun.
Nous commettrions une erreur stratégique en transformant des désaccords conjoncturels en ruptures symboliques. Le football de haut niveau se nourrit de mémoire, d’expérience, de tempéraments parfois tranchés, mais surtout d’une capacité collective à dépasser les susceptibilités individuelles. El Hadji Diouf appartient à cette mémoire vivante du football sénégalais. La Fédération, quant à elle, incarne l’institution et la continuité. Les opposer durablement, c’est affaiblir l’ensemble.
L’heure n’est ni aux querelles d’ego, ni aux procès d’intention. L’heure est à l’agrégation de nos forces, à la mobilisation de toutes nos compétences, de toutes nos énergies, de toutes nos légitimités sportives, pour un objectif clair et partagé : un Sénégal qui brille au Mondial.
Discutons, confrontons nos points de vue, ajustons nos positions si nécessaire, mais faisons-le au niveau de notre intérêt supérieur. C’est à ce niveau-là, et à ce niveau-là seulement, que se construisent les grandes équipes, les grandes nations sportives et les succès durables.
Un même combat.
Un seul Sénégal.
Sportivement
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