Après vingt heures de marathon syndical, gouvernement et syndicats du G7 ont franchi une étape clé vers l’apaisement du climat social dans l’Éducation. Placées sous l’égide du Premier ministre Ousmane Sonko, ces discussions ont abouti à un protocole d’accord qui reste à finaliser.
Parmi les mesures phares : une réforme systémique des retraites avec un départ à 65 ans, la digitalisation accélérée des actes administratifs et de gestion (d’ici 2026-2027), et l’interconnexion des plateformes MIRADOR, GIRAFE 2 et Solde avant fin 2026. Côté personnels, l’État promet l’immatriculation systématique des enseignants dès décembre 2027, la régularisation des cotisations sociales en juin 2027, ainsi que des avancées sur l’habitat et la connectivité des écoles d’ici 2027.
Sur le plan salarial, un comité ad hoc sera créé fin mai 2026 pour traiter surimpositions et rappels de salaire, avec un règlement inscrit dans la loi de finances 2028. Le régime indemnitaire sera élargi dès octobre 2026.
Mais les tensions restent vives sur deux sujets : l’application du décret retraite (âge et revalorisation des pensions) et la fiscalité des rappels. Le gouvernement écarte une défiscalisation totale, trop coûteuse (12 milliards FCFA/an), mais ouvre la porte à un allègement.
Prochaine échéance : le 16 avril 2026, pour tenter de lever les derniers blocages et signer un accord définitif, jugé indispensable à une paix sociale durable dans les établissements scolaires.
