À l’université, des étudiants sont tabassés et gazés là où l’on est censé former des esprits, pas les briser.
Un étudiant est tué. Et l’État réprime. Froidement. Brutalement. Honteusement.
Les enseignants attendent toujours le respect d’engagements légaux.
Les élèves sont en grève parce qu’ils n’apprennent plus.
Les syndicats crient, le passif social s’accumule, le pouvoir reste sourd.
Dans l’informel, c’est l’abandon total : jakartamen, marchands ambulants, jeunes sans qualification ni emploi.
Ceux à qui on avait promis la dignité sont aujourd’hui condamnés à la débrouille et à l’humiliation quotidienne.
Et pourtant, ce régime avait vendu du rêve.
Il avait promis la rupture, la justice, la prospérité.
Ils y ont cru. Ils ont défendu l’indéfendable.
Ils ont insulté, diabolisé et traité d’apatrides tous ceux qui refusaient de se soumettre à l’illusion.
Aujourd’hui, le masque est tombé.
Mais…
Quand on dénonce la répression, on nous accuse de complot politique.
Quand on exige des résultats, on nous traite d’ennemis.
Quand un étudiant meurt, le pouvoir se défausse.
Voilà le vrai visage du régime :
incapable de gouverner, incapable d’écouter, capable seulement de réprimer.
L’espoir a été trahi.
La confiance a été piétinée.
Le peuple est en train de payer le prix de la naïveté politique.
Malheureusement pour ceux qui y avaient cru, confondant slogans et gouvernance.
Soreu Malick Diop, citoyen engagé pour le Sénégal
